Il y a des conséquences à tout,
Tout, tout, tout, il nous faut tout maitriser.
Chaque pensée exprimée, chaque bouffée,
Chaque bouchée tout, tout se retrouve toujours.
À encrasser artères ou relations,
À empoisonner, à étouffer l’ami ou l’inconnu
C’est selon mais du pareil au même !
Alors on apprend à réprimer, à retenir, filtrer, cacher,
Emmitouffler dans un linge, linceul de notre âme.
On y repli l’idée, la bouffée qu’on a pensé.
Devenue seconde nature, on s’y laisse dévorer et s’adapte tout entier.
Carcan automutilant, on reste dans ce moule qui a solidifié
Et qui aujourd’hui, devenu trop petit, trop fragile, nous gêne et nous agace.
Envie de l’exploser tout autant que de le retrouver.
Elle est une carapace, une deuxième peau qui tellement lustrée qu’on l’en a oubliée,
Un antre douillet où le vrai moi sommeille, aliénée depuis tant d’années qu’on ne le voit plus guère.

