
La journée est plaisante, douceur bien insouciante, Lové tel un chaton, au chaud dans l’édredon.
Moments d’éternité, se battre pour éviter Le retour à la vie, à ce monde, ce torrent, Où tout avance trop vite, où même respirer est un effort trop grand.
Ne pas reprendre la main, tenter d’oublier qu’on va devoir le faire, Foutue culpabilité qui interdit de tout laisser tomber, Laisser le temps, laisser les jours, les amis, les amours Et cette fol’envie d’embrasser pour toujours la douceur de Morphée.
Alors se noyer dedans l’immensité, quelques gouttes sur fond bleu Laisser s’éparpiller les pensées et devoirs, remiser à plus tard Sa vie et ses envies ; oublier ses désirs, délaisser ses amis Se sentir violenter par ce monde qui tonne et réclame de nous de faire signe de vie, de répondre aux amis, de sortir au dehors, D’accepter de sans broncher rudoiements et nous blessures.
Vouloir juste dormir, le chat dans l’édredon et oublier le reste. La reprise sera dure, dehors le monde est gris, mais ce sera pour plus tard…
